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Tuesday, November 30, 2010

Lullaby for Pi, de Benoît Philippon - sortie demain!

Un tout dernier message à propos de Lullaby: le film sort demain, mercredi 1er décembre, allez le voir. Non seulement vous passerez un chouette moment au cinéma, mais en plus vous encouragerez un beau cinéma français - cocorico - et pas celui dont parle Yvan Attal dans Ma femme est une actrice - le genre de cinéma FEMIS/Cours Florent/je-me-prends-la-tête-dans-mon-égocentrisme. Il y a quelques critiques élogieuses, ici sur TSF Jazz et , et chez Buzzmygeek, et chez Zarathoustra, chez Filmosphere, chez Critikat, chez Prune, chez tous ces gens qui vous motiveront sûrement, mieux que je ne saurais le faire. Et puis il y a cette jolie interview, qui dure suffisamment longtemps pour faire un peu le tour d'un réalisateur et comprendre ses intentions, ses sources d'inspiration, ses envies.





Monday, November 29, 2010

Outrage, de Takeshi Kitano

Ça commence avec la simple demande de son supérieur à Omoto, yakusa de son état, de rompre ses liens avec le chef d'un clan rival. Omoto lance alors le début des hostilités, pour faire croire à une brouille entre lui et son associé. Provocation pour provocation, offense pour offense, les yakusas des deux clans se renvoient la balle, s'envoient des excuses en forme de phalange coupée, se vengent et s'entretuent.


Friday, November 26, 2010

Rubber, de Quentin Dupieux

Des spectateurs attendent, dans le désert, que le "film" débute. Pas d'écran, mais des jumelles. Pas de siège, mais un paramètre* défini au milieu de rien. Pas de projectionniste, et un scénariste qui n'a pas écrit le mot fin. Un non-sens incroyable, expliqué par un policier. Le "film" débute; un pneu se réveille, et se délecte de son pouvoir; il peut écraser des bouteilles, de petits scorpions, et même éclater la tête de corbeaux, lapins... humains? Les spectateurs commentent, mais le film n'est pas terminé. Comment alors faire disparaître le public? Et ce qui se passe au loin derrière l'écran imaginaire, est-ce bien un scénario? Ou la réalité?


Wednesday, November 24, 2010

Mother and child, de Rodrigo Garcia

Elizabeth excelle dans sa carrière, débarrassée de toutes contraintes personnelles; elle ne se consacre qu'à son avancement professionnel, sans se soucier d'un mari, ni même d'autre chose qu'un amant, encore moins un enfant, ni d'un point fixe qui serait sa maison. Abandonnée à la naissance par sa mère, enceinte à l'âge de 14 ans, Elizabeth s'est blindée contre ce genre de mésaventure. Karen, sa mère, ne la connait pas, mais son souvenir hante sa mémoire. Elle s'occupe de personnes âgées dans un hôpital, et vit avec sa propre mère, cette dernière amère, sûre d'avoir gâchée sa vie. Karen ne s'est jamais attachée à personne non plus, trop possédée par la honte, par le souvenir de cette enfant née et laissée entre d'autres mains. Lucy ne peut pas avoir d'enfant. Son mari s'est fait à cette idée et a accepté d'adopter l'enfant d'une jeune mère. Cette dernière va tester leur résistance, et leur envie d'avoir un enfant avant d'accepter de leur abandonner le sien.



Monday, November 22, 2010

Basquiat, une vie, de Jean-Michel Vecchiet

Encore du Basquiat; après l'exposition et le film, voici le documentaire qu'Arte Editions ajoute à sa collection Monographie d'artistes. Non, je ne suis pas totalement obsédée par le peintre Jean-Michel Basquiat, il se trouve juste que Cinetrafic m'a de nouveau proposé de recevoir et de critiquer ce DVD qui est sorti début novembre.


Sunday, November 21, 2010

Belle épine, de Rebecca Zlotowski

Prudence a dix-sept ans et se retrouve soudainement seule dans le cocon familial: son père est à l'étranger pour son travail, sa grande sœur ne supporte pas l'absence de leur mère, décédée, ou partie. Les Cohen semblent pouvoir être la deuxième famille de Prudence; Sonia, leur fille, est proche de Prudence, mais aussi plus conditionnée par sa religion juive. Prudence cherche ailleurs de nouveaux repères, auprès de Marylin, qui a son âge, mais plus insolente, et qui l'introduit auprès d'un petit groupe de motards qui roule autour de Rungis toutes les nuits.


Friday, November 19, 2010

Carnet de voyage - Berlin 2010

Un petit voyage, pour changer du cinéma. Mon post est un peu longuet, mais me permet de conserver ma première vision d'une ville européenne encore jamais visitée. Cette fois-ci, j'ai été à Berlin. Quelques faits notables ci-dessous, et un diaporama en cliquant ici. Le voyage n'a duré que le temps d'un weekend, alors mes impressions sont brèves et fortes.



Wednesday, November 17, 2010

L'homme qui voulait vivre sa vie, d'Eric Lartigau

Paul Exben a en apparence une vie plutôt sympa: une jolie femme, une maison en banlieue, deux enfants, et la promesse de reprendre le cabinet d'avocats qu'il a fondé avec Anne. En apparence donc, tout va bien; au quotidien, pas d'éclat, pas de colères, mais Paul n'est plus complice avec sa femme; il aime ses enfants, mais le dernier, âgé de seulement quelques mois, le réveille la nuit; Sarah détourne la tête quand il l'embrasse, peut-être même lui ment-elle; Anne va mourir bientôt; les raccords avec Sarah se passent en silence, sur l'oreiller, en surface, sans aller au fond du problème. Sarah le quitte, finalement, une décision probablement raisonnable pour eux deux. Paul aurait probablement surmonté l'épreuve. Et puis, d'un geste malheureux, il tue l'amant de sa femme, un type qui ne lui aurait pas passé la bague au doigt, qui n'en valait pas la peine. Paul reprend son identité, sa vie, celle qu'il n'a pas vécu, seul et part, fuit, vivre d'un hobbie qui aurait pu devenir son métier, la photographie.



Monday, November 15, 2010

La rentrée des séries #4

Je continuerai à dire "rentrée des séries" jusqu'au "printemps des séries", soyez prévenus. Dans les premiers épisodes, je me montrais impatiente de redécouvrir In treatment, la saison 3; et je trépignais à l'idée de zombies avec The walking dead. Ces deux séries sont actuellement diffusées.


Thursday, November 11, 2010

La princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier

 En 1562, en France, les guerres de religion régissent la vie des hommes de l'époque. Celle des femmes aristocrates aussi, laissées seules dans leurs grands domaines. Marie de Mézières aime Henri de Guise, et est promise de longue date à son frère. Son père la vend à plus offrant, le fils du Duc de Montpensier, Prince de Montpensier. Marie se plie à la demande paternelle et s'apprête à devenir une bonne épouse. Mais son mari, à peine l'union scellée, repart à la guerre. Il croise le Duc de Montpensier, devenu son ennemi, sur le champ de bataille. Sa jalousie est encore attisée par le désir du Duc d'Anjou, Henri III, et aussi par le Comte de Chabanne, fidèle compagnon laissé auprès de son épouse et qui lui semble trop proche, alors qu'il revient chez lui. Tous ces hommes perturbent le cœur innocent de la Princesse de Montpensier, toujours pure mais autour de qui les imaginations s'enflamment.





Wednesday, November 10, 2010

L'arnaque, de Georges Roy Hill

Luther et Johnny Hooker, petits bandits, dépouillent un plus grand bandit qu'eux, Dyle Lonnegan. Ce dernier se venge, et fait assassiner Luther, qui, avant de mourir et ayant décidé de se retirer du "métier", avait donné à son collaborateur l'adresse d'un "grand arnaqueur", maître en la matière, Henry Gondorff. Hooker, laissé seul, rencontre donc Gondorff, qui vit tranquillement de son bordel et de son casino clandestin. Il accepte, pour venger la mort de Luther, de monter un énorme coup visant à corriger Lonnegan, et ceci avec l'aide de Johnny.



Saturday, November 6, 2010

Jean-Michel Basquiat: the radiant child, de Tamra Davis - Basquiat au MAM

Jean-Michel Basquiat est un artiste étrange, sorti de la rue et décédé très jeune. Tamra Davis, une amie, en 1985, l'interviewe. Trois années plus tard, Basquiat meurt. Tamra Davis n'avait jamais jusqu'alors sorti ses images de ses tiroirs. Le fil rouge de son film est cet entretien, qu'elle entrecoupe d'interviews de personnes l'ayant côtoyé, galeristes, collectionneurs, petites amies, amis,.. et de nombreuses œuvres de l'artiste.

Friday, November 5, 2010

Old series #4 - Twin Peaks, de David Lynch

J'ai commencé à regarder Twin Peaks il y a maintenant quelques semaines. A l'époque de ce message - lien précédent -, je n'avais vu que trois épisodes en plus du pilote, et ça s'annonçait merveilleusement bien. Après visionnage de la première saison, cette impression se confirme, David Lynch est un génie et Twin Peaks n'a rien à voir avec n'importe quelle autre série que j'ai pu voir jusqu'à présent.


Thursday, November 4, 2010

J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan

Hubert, dix-sept ans, est en pleine crise d'adolescence, rien de plus banal. Mais chez cet être hyper-sensible, cette phase de découvertes - de soi, de la sexualité, des arts - se traduit avec violence et un rejet radical de sa génitrice. Tout chez elle l'insupporte, de sa manière de manger à sa façon de décorer l'appartement. Hubert souffre de cette haine qu'il voit grandir alors qu'il aimait, autrefois, sa mère.


Tuesday, November 2, 2010

Biutiful, d'Alejandro Gonzalez Inarritu

Uxbal, père de deux enfants dans une ville sale, tente tant bien que mal de garder les mains propres et de faire en sorte que ses enfants grandissent correctement. Son travail est de trouver un emploi à des immigrés sans papiers; Africains ou Chinois, ils subsistent juste, exploités par des compatriotes, et participent à un vaste trafic de contrefaçon, traqués par la police. Uxbal tient cette dernière par des pots-de-vin. Son frère, Titio, tire plus que lui son épingle de ce jeu illégal; il a de l'argent, et profite d'une vie sans attache; il abuse aussi de l'esprit trop faible de la femme d'Uxbal, Mirambra, partagée entre son envie d'être mère et exaspérée par ses enfants. Uxbal tente de maintenir un équilibre pour eux; mais il apprend qu'il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, atteint par un cancer. Les morts coincés sur Terre qu'il a le don d'aider à passer de l'autre côté le hantent alors, comme pour qu'il n'oublie jamais la menace qui plane sur lui.


Monday, November 1, 2010

L'étrange histoire de Benjamin Button, de David Fincher

Daisy va mourir. Mais, avant cela, elle tient à raconter à sa fille un secret, et lui fait lire le journal de son ancien ami d'enfance, ancien amant aussi quelques années plus tard, Benjamin Button. Benjamin nait à la fin de la 1ère guerre mondiale en faisant mourir sa mère en couches. Né avec toutes les caractéristiques physiques d'un vieillard, il est abandonné par son père terrifié sur le perron d'une maison de retraite. Recueilli par une jeune Noire au grand cœur, il est choyé et grandit tout en rajeunissant, confondu parmi les pensionnaires. Il rencontre Daisy petite fille, alors qu'il a environ 7 ans et l'air d'en avoir 73. Chacun grandit/vieillit/rajeunit, sans jamais se perdre totalement de vu, et se retrouvant périodiquement à la maison de retraite de la Nouvelle Orléans.