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Tuesday, August 31, 2010

Poetry, de Lee Chang-Dong

Mija élève seule son petit-fils dans une petite ville de province en Corée du Sud. Elle aime soigner son apparence, les fleurs, et suivre le cours de ses pensées vagabondes. Alors qu'elle s'inscrit à un cours de poésie, et cherche l'inspiration dans l'observation des arbres et de la nature autour d'elle, elle est prise avec cinq autres parents dans une affaire de suicide. Chaque famille essaie de récupérer une jolie somme pour dédommager une mère de la perte de sa fille, qui s'est jetée dans le fleuve par désespoir, après avoir subi pendant des mois les abus de six jeunes garçons, dont le petit-fils de Mija.


Monday, August 30, 2010

Le bruit des glaçons, de Bertrand Blier

Goncourt-isé, largué par sa femme, seul dans sa bastide, enfin, avec pour seules présences, sa servante effacée et sa pute mineure, Charles noie sa vie dans le vin blanc. Son cancer, inévitable, débarque, personnalisé par un être humain un peu dégueulasse, qui ne le quitte pas d'une semelle, s'assoit sur ses genoux, et regarde son agonie. Charles n'aurait plus de raison de vivre; et pourtant il découvre que certains êtres tiennent à lui, et lui donnent la force de tenir encore un peu.


Saturday, August 21, 2010

Crime d'amour, d'Alain Corneau

Jeune et ambitieuse, Isabelle se laisse néanmoins vampiriser par sa supérieure, la charismatique Christine. Au sein de l'entreprise, seul Daniel, son assistant, voit les crocs de Christine et les marques sur le coup d'Isabelle. Ensorcelée, Isabelle fait profiter sa chef de ses excellentes idées et, pour se rapprocher encore d'elle, tombe sous le charme de son collègue et amant. Poussée par Daniel, Isabelle prend toute de même une initiative sur un dossier qui s'emballe avant qu'elle ne puisse tout confier à Christine. Isabelle se retrouve alors en concurrence avec sa supérieure pour un poste à New York. Christine ne le supporte pas et enchaîne les humiliations pour sa jeune collègue. Isabelle ne le supporte pas et tombe dans une dépression qui ressemble aussi à une vengeance bien planifiée.


Thursday, August 19, 2010

L'arbre, de Julie Bertuccelli

En fermeture du festival de Cannes cette année, il y avait L'arbre, pour remplacer le film annoncé par les rumeur, Tree of life, de Terrence Malick. Je ne sais pas si Cannes y a gagné au change, mais le festival n'y a certainement rien perdu. Dawn et Peter vivent dans un coin paumé de l'Australie, dans une maison de bois posée à l'ombre d'un immense figuier. Leurs quatre enfants s'épanouissent dans cette nature encore sauvage. Peter meurt soudainement, emporté par une crise cardiaque au volant de sa voiture, qui termine sa route contre le tronc du grand arbre. Dawn et ses quatre enfants, du plus grand Tim, qui rêve d'abandonner les responsabilités qui lui retombent sur les bras pour partir à Sidney, au plus jeune, Charlie, qui du haut de ses trois ou quatre ans, ne parle pas, en passant par le rebelle Lou, tendre sans l'avouer, et par Simone, la plus visiblement bouleversée, chacun fait son deuil à sa manière. La famille, volontairement ou non, se rassemble autour du grand figuier, qui communique avec ses moyens naturels et les rassure, les protège ou s'affranchit d'eux.