Au
départ, on a froid, on a peur, mais on est enthousiaste face à ces 12 mois, pages blanches, routes vides à remplir. Cette année comme l'an dernier, je veux noircir les pages, rouler encore, toujours, et différemment.
Se lever tôt, encore plus tôt qu'en semaine ; l'automne est installé, il fait froid et sombre et le bruit des cales résonne dans la cage d'escalier silencieuse. Je croise un voisin dans la cour ; il me dit "bonsoir", je lui réponds "bonjour". Dans la routine d'un weekend de cycliste, 100km sont roulés avant le petit-déjeuner des gens qui font la grasse matinée.
Entre #TCRno6 et #RAAF, je passe mon été au bureau et à dotwatcher. L'envie et la peur se mêlent, comment font-ils pour parcourir autant de kilomètres, ne dorment-ils jamais ? Le concret des routes, des paysages et de la fatigue, transparaissent difficilement derrière ces petits points. Je connais la sensation et la ressens comme un manque, ce bonheur qu'ils ont à rouler, rouler sans cesse. C'est pour le vivre aussi que je suis au départ de la #TriRhenaMille : 1000 kilomètres, 13000D+ et une barrière horaire. Je n'ai que trois jours de route, deux nuits, une distance et un temps bien moindres à ceux effectués par les petits points sur mon écran. Pour l'instant, ce sera assez pour ma piqure d'accro à la longue distance.