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Sunday, July 27, 2025

Kromvojoj 2025 : the end of an area



day 1
June 7th, 6pm - June 8th, 10pm

Starting a race, I am always looking forward to finding myself on my own on the road. Although at the start of Kromvojoj, the group split easily into smallest groups of friends. Just navigating between them, not feeling the pressure to stay with any, I am able to appreciate the views, and it keeps me awake and alert all night, catching the red lights here and there. In the morning I have not stopped yet and finally find coffee. I am carrying enough food for the day, but still indulge in a Spanish pastry.

I have not been fighting the fatigue, nor the stress. That 1st night out, I am just very unsure of what I am doing there. Do I really want to race ? It takes me until the morning to make peace with the idea of being in a race. I mean, now I am there, right ?

Tuesday, August 2, 2022

About getting my periods back & racing ultras

When I started cycling in 2016, I did not have my periods. I won't go into medical details here, only to say that nothing was wrong with me. I stopped the pill and my periods did not come back right away ; it is often the case. It stayed that way a while. Seven years during which I did not understand what was so different between cycling as a woman or as a man. We are all cyclists and I am happy this word isn't gender-ed.

Wednesday, June 15, 2022

#MittelGebirgeClassique - 1095km, 22000m E+, 70h/79h

J'avais déserté ce terrain depuis bien longtemps. J'ai raconté des bribes d'histoires sur Instagram depuis la dernière fois, et puis la MittelGebirge, la course sur laquelle j'ai le moins pris de plaisir (j'en prends de moins en moins, semble-t-il ?), me redonne de l'élan. J'ai commencé par fractionner mon race report, comme j'en ai pris l'habitude. Le texte a grandi en même temps que mes pensées s'organisaient, pour ne faire qu'un bloc, que je juge bon de publier ici. Du coup, c'est en anglais.
 
English below 
 
 

Thursday, August 20, 2020

#ThreePeaksBikeRace - 60km, 1200D+, 3h ?

La nuit va tomber bientôt et j'entame l'ascension de la Route des Crêtes. J'en ai un bon souvenir, pour l'avoir grimpée en fin de journée également, quelques mois auparavant. Le ciel était bleu pâle alors et la lune ronde au-dessus des arbres dénudés. Au sommet, j'avais fait demi-tour, la route était barrée de l'autre côté. Ce soir je vais continuer, descendre et fermer la boucle en passant de nouveau à La Palud sur Verdon, où je viens de diner d'une quiche et d'un cookie. J'ai rempli mon bidon de jus de raisins, une de mes obsessions sur la Three Peaks. A chaque challenge son idée fixe. Depuis Vienne, j'ai cherché du jus de raisins à chaque arrêt (je n'en ai que rarement trouvé), et je me suis délectée de cafés glacés trouvés dans les stations-service (encore une sacrée anecdote).

Wednesday, August 12, 2020

#ThreePeaksBikeRace - 1978km, 28359D+, 112h24min de selle/139h42min

Depuis toujours je m'épanche à l'écrit dans des journaux que je ne relis jamais. J'ai des dizaines de cahiers, carnets. Sur la route, impossible de prendre le stylo. J'ai donc remplacé l'écrit par l'oral et j'ai pris le pli de parler à mon téléphone. Au début, je le faisais pour moi-même, exactement comme lorsque je tiens mon journal. Je me suis rapidement rendue compte que ça pourrait intéresser d'autres que moi et que le vent qui m'entendait déblatérer seule, le plus souvent dans la nuit. J'ai parlé encore plus. De ces heures de notes vocales, j'ai extrait juste 30 minutes. Pour ceux qui n'auraient pas suivi en live et en anglais mes blablas en stories Instagram (toujours en highlight sur mon profil), voici, agrémenté d'un peu de contexte, mon journal de bord.

Wednesday, January 15, 2020

Untitled

8%, vertigineux vu d'en haut ; la descente me crispe. Tout droit, ca va trop vite, dans les virages, j'appréhende mille dangers qui m'attendent au tournant. 

J'adore grimper. Plus l'effort est long, plus je me réjouis. Chaque virage est une victoire, le paysage qui se révèle, une récompense. Parfois aussi, le décor m'indiffère. Concentrée sur l'effort, je ne pense qu'à tirer, pousser, tirer, pousser. Je ne vois que les deux mètres devant ma roue, deux mètres douloureux ; je relève la tête, la pente n'a pas bougé. Des panneaux égrènent ma lente ascension. Sommet à 4km ; j'avais espéré en zapper un, passer si vite que je ne l'aurais pas vu. Le pourcentage annoncé me fait sourire, la bonne blague ; c'est possible d'accentuer encore le dénivelé ? C'est ce que je m'étais demandé déjà au précédent panneau. Enfin, le sommet. Pied à terre, je respire. Pour moi, le pire est à venir.

Thursday, August 29, 2019

#ParisBrestParis2019 - 1225km, 11300D+, 55h de selle/66h30min

6000 cyclistes sont au départ du Paris-Brest-Paris, mythique randonnée de l'Audax, ce mois d'août. La distance ne m'est pas inconnue mais le Paris-Brest-Paris demande un engagement d'une année, pour caser les 4 BRM nécessaires à l'inscription dans les mois qui précèdent, et un de plus l'année précédente. La préparation est longue, l'organisation lourde, mon bilan personnel, confus. Je reste tiraillée, entre gratitude infinie pour tous les encouragements du bord de route, et agacement de me voir considérée comme une bête de foire ; le rythme des checkpoints découpe en distances abordables le long périple, et oblige aussi à subir des arrêts imposés. La nourriture, les partenaires de route, la route elle-même, tout est sujet à compliments et à critiques. Le Paris-Brest-Paris n'est pas aussi clair et limpide qu'une aventure Chilkoot, pas aussi difficile sur le papier et pourtant si chaotique, qu'il se charge d'autant d'émotions. Impossible de faire la clarté sur cet évènement. Je ne vous parlerai donc que de l'obscurité, de la fatigue.

Friday, June 14, 2019

#RavitoBornToRide2019 - 920km, 13000D+, 47h de selle/69h

Mardi, 8h, je sors de chez moi et me retrouve devant le supermarché fermé. Inventaire ? Je suis toujours dans le mouvement et Paris dort encore. A cette heure-ci, j'aurais du me trouver sur la route, à environ 150km de Ramatuelle, ou de Draguignan, où je prévoyais de scratcher, de quitter la course pour attraper mon train. Je ne m'attendais à rien, j'espérais certaines choses. Rien de tout ça n'est arrivé. J'ai validé les checkpoints, les 4 premiers, dans l'ordre : Besançon, Gruyère, la Sacra di San Michele, Château Queyras. J'étais loin de mes prévisions, mais toujours dans mes marges, si je continuais à rouler, sans m'arrêter. Encore un orage, encore plus violent. En voiture alors, capitaine Joseph à la barre, pour secourir des naufragés de la route, coincés derrière des coulées de boue, arrêtés par la grêle qui reste au sol comme de la neige, à partir de ce moment, lorsque je suis revenue sur mes pas, la course s'est arrêtée.

Tuesday, May 14, 2019

#BRM400 Strasbourg - 404km, 2950D+

Sur chaque ride longue distance, les moments compliqués passent. Au fil des kilomètres parcourus, on traverse différents climats, reliefs, états d'esprit. Pour un moment qui semble dur, il y aura un instant clément. Je ne vais pas donner de détails sur ce qui m'a fait considérer l'abandon du BRM400 de Strasbourg le week-end dernier. Je ne veux pas avoir à me justifier. Croyez moi sur parole, c'était difficile et les éclaircies avaient été absentes sur près de 200km. Il restait 150km à rouler.

Thursday, February 21, 2019

Monday, October 8, 2018

#LaStevenson2018 & bonus - 600km, 8000D+, 4 jours

Se lever tôt, encore plus tôt qu'en semaine ; l'automne est installé, il fait froid et sombre et le bruit des cales résonne dans la cage d'escalier silencieuse. Je croise un voisin dans la cour ; il me dit "bonsoir", je lui réponds "bonjour". Dans la routine d'un weekend de cycliste, 100km sont roulés avant le petit-déjeuner des gens qui font la grasse matinée.


Wednesday, August 22, 2018

#TriRhenaMille - 1000km, 13000D+, 47h de selle/63h

Entre #TCRno6 et #RAAF, je passe mon été au bureau et à dotwatcher. L'envie et la peur se mêlent, comment font-ils pour parcourir autant de kilomètres, ne dorment-ils jamais ? Le concret des routes, des paysages et de la fatigue, transparaissent difficilement derrière ces petits points. Je connais la sensation et la ressens comme un manque, ce bonheur qu'ils ont à rouler, rouler sans cesse. C'est pour le vivre aussi que je suis au départ de la #TriRhenaMille : 1000 kilomètres, 13000D+ et une barrière horaire. Je n'ai que trois jours de route, deux nuits, une distance et un temps bien moindres à ceux effectués par les petits points sur mon écran. Pour l'instant, ce sera assez pour ma piqure d'accro à la longue distance.