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Tuesday, February 23, 2016

Beasts of no nation, de Cary Fukunaga

Dans un pays africain sans nom, Agu se retrouve au cœur de la guerre civile qui fait rage. Séparé de sa mère qui fuit, de son père et de son frère tués sous ses yeux, Agu est récupéré par le Commandant, un homme charismatique qui entraîne une armée d'enfants-soldats.


Je me réveille un peu tard pour regarder Beasts of no nation mais je tiens à en dire un mot car j'ai adoré ce film/téléfilm sorti sur Netflix en octobre dernier. Je ne sais plus comment classer ça, long-métrage de cinéma, de web, de web-tv, voire même de série, vocation première de Netflix qui m'a complètement déculpabilisée (fatigue aidant) et j'ai scindé sans honte les deux heures et quelques de Beasts of no nation en plusieurs parties.


Peu importe comment on le regarde et sur quel écran (je rigole, ne regardez pas ça sur votre portable, ça ne rendrait pas justice aux images), Beasts of no nation est une histoire poignante qui ne fait pas dans la dentelle : la violence est omniprésente et voir des gamins prendre les armes est aussi une image terrifiante. Cependant, pas d'explosion de sang gratuite, ni d'images là uniquement pour choquer. Le scénario ne met jamais de côté que son héros n'est qu'un enfant, jeté dans le monde des adultes.


Impressionnant et touchant, Beasts of no nation reste lumineux dans un décor africain à la fois sec et verdoyant, à l'image d'Agu, dont le corps se noue déjà, sculpté par cette enfance violente, mais dont le cœur a toujours un besoin d'innocence et d'oubli.


Beasts of no nation
de Cary Fukunaga 
avec :  Idris Elba, Abraham Attah, Kurt Egyiawan,...
sortie le : 16 octobre 2015 (Netflix)

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