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Tuesday, March 24, 2015

Still Alice, de Richard Glatzer & Wash Westmoreland

Alice a une brillante carrière de chercheuse et professeure à l'université, elle a trois enfants brillants et un mari qui, lui aussi, réussit, et qui l'aime comme au premier jour. Ce monde idéal s'écroule alors qu'Alice apprend qu'elle est atteinte d'une forme rare de la maladie d’Alzheimer. A cinquante ans, ses facultés de mémoire décroissent rapidement.


Le sujet est poignant, Julianne Moore magnifique. Son refus de la maladie, la tentative de maintenir son niveau de vie, son paraître dans la vie sociale, sa bravoure de mère avant tout concernée par ses enfants... Alice est une femme courage, un modèle, touchante et grande. Au-delà de ça, le film ne sort pas du cadre : réalisation classique (quoique, isolée dans l'image, Alice apparait véritablement seule et perdue, dans quelques séquences très fortes), violons pour soutenir une intrigue déjà bouleversante... mais qui ne tourne jamais à la tragédie. 


L'entourage de la malade permet d'établir un panel de réactions, du mari qui ne peut pas abandonner son poste (décision justifiée en partie par son amour du travail, parfaitement intégré par Alice, mais aussi pour des raisons financières), au fils un peu distant. Entre les deux sœurs, l'aînée et la cadette, la sur-diplômée/mariée/bientôt enceinte et l'artiste avide d'indépendance, le fossé est grand. La petite dernière d'Alice déçoit par ses choix artistiques, mais sera sans doute le plus grand soutien de sa mère. Au cas où vous ne le saviez donc pas, la réussite ne rend pas heureux, les rêves sont fait pour s'y accrocher, et on se bat jusqu'au bout. 


Le message est banal, mais suffisamment pertinent pour que le film fonctionne à merveille, surtout porté par la performance de Julianne Moore, Oscar de la meilleure actrice cette année.


Still Alice
de : Richard Glatzer & Wash Westmoreland
avec : Julianne Moore, Kristen Stewart, Kate Bosworth,...
sortie : 18 mars 2015

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