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Tuesday, July 17, 2012

Y'a plus de saison des séries #14 - Hatfields & McCoys, Äkta människor (Real humans)

Oui, Breaking Bad a enfin entamé sa saison 5, mais je vais attendre quelques épisodes avant de donner mon avis. En attendant, j'ai commencé une série prévue pour l'été, et une autre pas prévue du tout, dont le titre m'a tapé dans l’œil et le pitch sauté à l'oreille. Cette dernière série est suédoise, et si elle n'est pas vendue dans des pays anglophones - ne rêvons même pas la voir sous-titrée en français -, il y a de grandes chances qu'elle ait son remake un jour.


Hatfields & McCoys tout d'abord, est une mini-série de trois épisodes seulement. Trois épisodes, je m'attendais donc évidemment à un format plus long que du 26 minutes, mais tout de même pas à passer presque deux heures dans mon canapé quand j'ai lancé le premier épisode! Du coup, j'ai scindé la séance de projection en deux, histoire de pouvoir digérer les époques qui passent à une vitesse fulgurante. L'action démarre avec la Guerre de Sécession. C'est le début de la querelle entre les Hatfields et les McCoys: les uns détestent les autres pour leurs choix politiques, pour avoir déserté l'armée, pour avoir eu la gâchette facile. On est dans une Amérique qui se construit. Les cow-boys ne sont pas loin, l'ambiance western aussi, minus les brigands et les chasseurs de tête. C'est vraiment une histoire de famille que l'on suit, dans cette ambiance forestière et d'armes à feu.


La brutalité des chefs de famille, le labeur des femmes, sont contre-balancés par une histoire de Roméo et de Juliette: deux jeunes de chaque famille décident de s'aimer malgré les querelles de leurs pères. Le scénario ne tient plus debout, dès qu'on parle d'amourettes dans le rude climat qui entoure les Hatfields et les McCoys. La narration n'est pas non plus aidée par ce format trop long, entrecoupé d'ellipses - autant de publicités probablement lors de la diffusion sur la chaîne -, qui tient à faire passer le temps plus vite que l'éclair. Plusieurs épisodes de vingt minutes auraient plus simplement réglé le problème des ellipses et évité un assoupissement inévitable au bout d'une heure de film.


Je vais tout de même aller voir le deuxième épisode, mais je suis déçue par cette série qui, diffusée sur la chaîne History, tient trop à montrer toutes les époques plutôt que de se donner les moyens d'être cohérente narrativement.


Je n'avais donc pas prévu de regarder Äkta Människor - Real humans en anglais - mais la première saison me happe totalement - et me bouffe toutes mes soirées. Chaque épisode fait merveilleusement avancer un scénario dont le pitch de départ est de toute manière fait pour moi: on est dans un futur peut-être pas si lointain, la vie y ressemble à nos quotidiens. Sauf que ce quotidien est pas mal aidé par des Hubots. Les Hubots sont des robots à taille et forme humaines, qui aident aux travaux ménagers, ou au bricolage, ou à toute autre fonction spécifique. Les Hubots n'existent que depuis une dizaine d'année. La tendance est donc en plein développement. Dans les usines, les tâches humaines sont effectuées par des Hubots: certains hommes en perdent la raison de vivre et de travailler, et s'engagent dans une ligue "pour les vrais humains". Dans les familles, on offre au grand-père un Hubot plutôt que de le placer en maison de retraite, et les Hubots permettent aux deux parents de rester concentrés sur leur carrière tout en étant sûr que la maison restera proprette et que les enfants auront l'attention nécessaire à leur éducation. Cependant, les Hubots sont parfois de jolies jeunes filles, et les adolescents en pleine croissance et développement sexuel sont fortement attirés par leurs gentilles attentions... Les adultes ne sont pas en reste, car, être par exemple une femme divorcée d'un certain âge, n'est pas évident. Pour rencontrer l'homme idéal, autant le programmer... et aimer un Hubot.


Au-delà de tous les problèmes de société que les Hubots redéfinissent, il y a un petit groupe, mené par un drôle de type, mi-homme, mi-hublot. Son père, apparemment, génie de la robotique, a réussi à instaurer l'autonomie chez des Hubots. Le groupe de Hubots "libres" fuit on ne sait quoi, on ne sait qui, vers une destination, ou un but, celui de se faire reconnaître dans la société, non sans s'imposer, plutôt que de s'intégrer. Léo, leur chef, est obligé de se détacher d'eux pour retrouver Mimi, sa petite amie Hubot.


Non seulement cette vision du futur me passionne, mais en plus, la série est extrêmement bien construite sur sa longueur. Chaque épisode apporte son lot suffisant de péripéties personnelles, qu'on se place du côté de la famille, du grand-père, de la femme divorcée, des Hubots libres ou de la ligue Real Humans. Mais en plus, au fur et à mesure de la saison, les liens se resserrent entre tous ces personnages qui a priori n'avaient pas grand chose en commun. L'intrigue devient donc de plus en plus excitante et ne perd pas de vue son fil rouge.


Évidemment, on parle robots, donc Asimov est évoqué, mais on ne s'attarde pas sur le côté technique, possible ou pas, qui pourrait diviser le monde geek. Les robots ont l'air humain, et sont d'ailleurs interprétés par des acteurs juste aux vêtements de ®Barbie et à la peau lumineuse, quasi plastique. Une simple prise USB dans le cou, et on n'en parle plus. Cet engagement visuel est juste suffisamment fort pour séparer les humains des Hubots, et les confondre également.



Presque rien à voir, mais j'ai commencé à lire The slap, le roman de Christos Tsiolkas dont est tiré une excellente série. L'adaptation télévisée est très fidèle, mais le livre apporte évidemment encore plus d'éléments sur les personnages et son découpage suit déjà un personnage spécifique par chapitre. Si vous avez aimé la série, je vous le recommande.


Hatfields & McCoys
mini-série complète sur History (US)
diffusée en mai 2012
 Äkta människor (Real humans)
1ère saison complète sur SVT1 (Suède)
diffusée en janvier 2012

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