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Thursday, June 10, 2010

Annecy - Jour 3

Réveillée aux aurores avec le soleil qui brille déjà bien haut (oui, chez nous, il fait beau et chaud), je commence la journée avec un nouveau Work in progress, tout comme la veille (et je fais des liens vers mes propres messages qui ne datent pourtant pas beaucoup).
 




Cette fois, c'est un long-métrage bien plus avancé que Le magasin de suicides qui est présenté par ses deux réalisateurs, Jean-Louis Felicioli et Alain Gagnol, Une vie de chat. Bien préparé, la conférence commence par aborder les deux premières versions du script, et se termine sur la première séquence du film, depuis le pré-déc' jusqu'au rendu final. Izù Troin, chef (et seul de sa troupe) du compositing, explique également sa technique pour appréhender l'envie des réalisateurs de faire un film noir pour enfants. Si le film a un rendu fort sympathique, la méthode de travail de Jean-Louis Felicioli et d'Alain Gagnol n'a pas l'air bien rigolote. Les deux jeunes hommes ont l'expérience du court-métrage et semblent avoir du mal à gérer un format plus long, cédant aux exigences des producteurs, et abandonnant avec difficulté leur main-mise sur tout le processus de fabrication. Un peu geek dans l'âme sans doute, ils ont du mal à rebondir sur les questions posées par l'animateur qui tente un peu vainement de les faire parler. La séance s'allonge. Le film sortira en décembre cette année.



J'enchaîne rapidement sur le programme des Courts-métrages en compétition n°3. Patrice Leconte prend des notes, assis à quelques sièges de moi; Matt Groening ronfle un peu de temps en temps. La sélection est vraiment de qualité, mais pêche un peu par son rythme et son manque de scénario. Le film du Turc Turgut Agacik, avec son personnage rose et rond dansant vient réveiller la salle; un cocorico pour Anne-Laure Totaro et Arnaud Demuynk, avec leur touchante collaboration franco-belge intitulée Mémoire fossile; Les journaux de Lipsett (photo ci-dessus), du canadien Theodore Ushev, est probablement la plus jolie réalisation, qui raconte la vie imaginée du réalisateur Arthur Lipsett. Dans l'ensemble, les courts-métrages présentés sont un peu long, et, si leur qualité graphique est indéniablement novatrice, on peut leur reprocher un manque d'histoire.



Enfin, l'avant-première mondiale en exclusivité à Annecy pour les cinquante ans qui démoule(nt) (car l'avant-première et les cinquante ans démoulent tous), Despicable me est projeté! Foule en délire pour cette production totalement française, réalisée par Pierre Coffin et Chris Renaud (ci-dessus) pour Universal. Lunettes 3D (relief on dit, bordel) sur le nez, c'est parti pour 88 minutes de drôlerie. Gru est un type qui vit pour la méchanceté; son rêve d'enfant était d'aller sur la lune; son rêve d'adulte est de la réduire et de la posséder. Surpassé par un méchant pistonné par son banquier de père, il doit absolument mettre son plan à exécution pour redevenir sur-méchant. Avec l'aide de ses "minions", Titis (de Titi et Grosminet) et du vieux savant qui l'aident, tel un Mister Q., à mettre au point moults gadgets. Mais la pièce majeure de ce plan inclut également trois petites orphelines, qui font fondre le cœur du vilain Gru... Les gags s'enchaînent, légers et bien construits, les personnages sont réellement attachants, le rythme fonctionne, enchaînant scènes rapides et moments d'émotion, toujours contre-balancés par un humour omniprésent. En juin 2010 dans les salles!



Pour terminer, la soirée d'ouverture du MIFA accueille petits fours, champagne, multiples bars, dans ses grandes salles tapissées et sur son immense terrasse...



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